Coppelia Pique se prend pour Peau d’Ane

La collection Automne/Hiver 2014-2015 de Coppélia Pique nous plonge dans un univers féérique et magique. Des robes de fée contemporaines avec une touche arty car la collection se veut un hommage à Niki de Saint Phalle. Axelle Migé, la créatrice de Coppelia Pique est diplômée de l’ENSAD de Paris. Son processus s’articule autour de la recherche des jonctions entre Beaux-Arts et Mode.

L’art est un miroir

Parfois en paper cut, pour effet sculpture et souvent, avec des extensions oniriques, nous sommes avec une nouvelle version d’une robe couleur Ciel, une nouvelle proposition d"une robe couleur de Lune et une vision d’un autre modèle plus soleil. Ce sont les trois évocations du conte de Charles Perrault. Axelle Migé n’imagine pas le firmament des Beaux Arts comme unique horizon à sa Mode. Comme une prêtresse, elle accède aux mystères de l’astre lunaire, métaphore de la féminité connectée à la mère la Terre. Comme toute artiste, elle cherche à toucher la vraie lumière pour se révéler.

L’inspiration propose une lecture

Dans la philosophie et la pensée de créer, elle rejoint, alors, le point de vue de Niki de Saint Phalle. Elle questionne la féminité, l’amour maternelle et les dimensions facettées de la vie, un peu comme dans le tableau Les Trois Âges de la femme de Gustav Klimt daté de 1905.

Copellia Pique

Photographie par Aymeric Le Breton — albphoto.fr

Nous gardons la temporalité mais nous changeons d’artiste. Les références sont alors multiples car d’un point de départ à un projet, celles qui portent le vêtement et celui qui se fait voyant y plonge sa projection.

Habitée et possédée

Alors la crêpe de soie, la mousseline de soie, l’organza, le cachemire s’associent aux matériaux issus des arts plastiques. Ceux-ci sont  transférés aux vêtements. Dans cet atelier de sculpture, l’artisanat français s’illustre par le travail des plumes, les rajouts de coquillages et l’enfilage de perles. Comme une dinandière, elle se joue du métal, de feuille d’or et d’argent. La mosaïque et les résines ne lui font pas peur, non plus. Le corps habité par l’œuvre, devient un habit d’art.

À suivre