En Backstage avec Bowie Wong

À l’ambassade d’Australie, Bowie Wong nous reçoit backstage et nous présente, avant son show, sa nouvelle collection. Un lieu légitime car le designer a lancé son label couture pendant la Fashion Week de Sydney en 2010.

Le bâtiment imposant, tout en force et légèreté est signé des architectes Harry Seidler et Peter Hirst. Ils ont collaboré avec Marcel Breuer, Pier Luigi Nervi et Mario Jossa. Le lieu est une ambassade-écrin pour accueillir Bowie Wong.

Musicalité du temps présent

La haute couture de Bowie Wong est un art du spectacle. La part du costume y tient un rôle important. Diplômé en design au Japon et de l’art de la scène, de la scénographie et costume à l’Université du Manitoba au Canada, Mister Wong, originaire de Hong Kong a fait ses armes à la Really Useful Theater Company. Son style se construit, donc, de ses expériences passées.

Bowie Wong

Ding Dong

Avec Immortality, Bowie Wong transforme ses fées Clochette en muses intemporelles. Il recouvre le corps des femmes de milliers de grelots. Deux combi-body all-over musicales ouvrent le bal, alors que des capes en mousseline de soie semblent être saisies par une brise fantômatique.

Le tintillement de cette broderie est un concept déjà exploité par d’autres créateurs, bien que l'utilisation du grelot reste libre. En janvier 2006, Viktor & Rolf, pour célébrer leur anniversaire investissaient le Musée de la Mode et des Arts Décoratifs de Paris. Cette rétrospective accueillait leurs créations dont une robe fourreau recouverte de milliers de grelots.

Chez Bowie Wong, il ne s’agit pas de festoyer en fanfare, mais à travers cette nouvelle collection de rendre hommage à la nature, à la rythmique du temps qui passe. Ce fantasme mis en scène est un revenant nous annonçant sa présence par la musicalité des robes : grelots, scintillements, froissements de mousseline. Dans ce concept global, Bowie a composé la bande son de son show. Il aime la précision, travaille avec passion et rigueur. Kylie Minogue, Beyonce et Anna Tsuchiya sont les muses qu’il habille.

À suivre