Songzio Homme Printemps/Été 2015

Songzio est un ancien élève d'ESMOD de la promotion 1987. il est originaire de Corée du Sud. En 1992, le designer lance sa ligne femme et sept années plus tard, il crée pour l'Homme. Sa première collection sera présentée à Paris en 2007. Sa philosophie mode masculine consiste à proposer un dressing qui dépasse les clivages entre l’Orient et l’Occident. La collection Printemps/Été 2015 nous emmène sur la voie de gladiateur urbain, contemporain et couture.

L’épure questionne le statut

Le style de Songzio est tranché, net et dans la précision des volumes rendue par son travail de la coupe. De la précision mais aussi une vraie culture des matières et des étoffes pour nous emmener dans un jeu de mat et de brillant. Les silhouettes proposent un lien entre le passé et le futur en connectant les pièces qui habillent les hommes à la quête de l’éternel masculin. Même en jupe ou en kilt, un homme reste ce gladiateur des temps modernes qui poursuit une quête ambitieuse et visuelle.

Songzio

Landscape chaotique et mécanique

Les paysages urbains inspirent une verticalité aux formes destinées. La légèreté de l’être se fixe sur des voiles transparents pour exprimer les facettes, les sensibilités et les forces du masculin. Les soies graphiques s’impriment de lignes, d’aplats et de pointillismes. La naturalité à travers le bois et le végétal se transposent sur des esquisses plus pures pour aller vers un essentiel traversé par une gamme bleutée darkness.

Songzio

De l’ombre à l’aurore

Le style de Songzio colle à l’air du temps et propose une idée agréable au saint costume trois pièces. Sa ligne est donc structurée et architecturale pour parler aux avant-gardistes. Les touches en or et en argent, appliquées sur des tissus, et les plaques des accessoires renvoient à la capture de la lumière, comme autant de lueurs d’espoir dans un monde sombre. Marcher et avancer pour s’élever et connaitre un stade nous murmure ainsi les modèles qui évoluent dans une sculpture-structure semée d’embûches, mais qui illustre aussi une forêt imaginaire, un réseau avec ses veines, avec des feuilles connectées.

À suivre