Jour 1 - Fashion Week SS15 - Dévastée

Dévastée, cette saison, a réécrit l’histoire du Magicien d’Oz. Adieu route de briques jaunes et place à un damier en noir et blanc, bye bye arc-en--ciel mais place à un escabeau noir où un arrosoir oublié est là pour arroser un nuage cotonneux… Une scénographie qui redéfinit l’espace Commines à Paris. 

Lui et Elle

Ophélie Klere et François Allary composent le tandem Dévastée. La collection respecte un plan de collection logique et arty en introspection.

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Pourtant, dans cette esthétique qui au premier abord ferait penser à une épure minimaliste, le détail et le sens des choses se trouvent là où d’autres ont oublié de le placer : dans la matière.

Matière grise la dedans

Cette saison, la matière n’est pas totalement grise mais blanche ou noire pour faire ses gammes. La it-girl dévastée ne chantera pas comme une casserole pour faire pleuvoir. Rassurez-vous… Plus sérieusement, car la collection est sérieuse, l’air du temps est aux fondamentaux mais revisité avec des broderies subtiles, des illustrations crayon en main. Shiny silver sur des toiles black and white, la robe tee-shirt devient parfois une chemise à expérimenter sous toutes les coutures et toutes les hypothèses.

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Ne me quitte pas

Comme dans les parapluies de Cherebourg où Jacques Demy aurait tourné toutes les séquences en pellicule Super8 N&B, les figurantes sont vêtues de manteaux, de robes, et selon le plan séquence où le travelling, la longueur est différente et le poids des tissus aussi. Les épaisseurs varient. Le néo costume pyjama est toujours là, gansé de gros grains.

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Chantons sous la pluie et pensons asymétrie, gribouillages sur les tables et pause tournage… Le focus du générique de cette comédie musicale se fera sur des prints mains et des manches aux ourlets inégaux, bords francs

Un bel ouvrage

La garde robe est donc revue et corrigée pour être dévastée à travers une interprétation de la chemise, des jupes minis ou sportswear, de la robe dans tous les états, du sweat parce que cool et des pantalons pour une ballade au bord de l’eau. Le résultat donne la sensation bizarre d’un bel ouvrage en édition particulière. 

La collection Dévastée Printemps/Été 2015. Photographie Aymeric Le Breton — albphoto.fr

À suivre