La Parisienne s'appelle Yanina

La Haute Couture qui jette, d'un battement de cils, un regard vers le passé est la source d'inspiration de Yanina Couture. La créatrice propose une collection à la fois cinématographique qui se regarde à travers un voile envoûtant de dentelles.  Paris devient alors le théâtre des modes, celui d'une ville mystérieuse où la Femme est un fantasme à porter des rêves. En un aller-retour, sur le catwalk du défilé, les mannequins deviennent des héroïnes de contes de fée. Nous avions rencontré, en exclusivité, la sympathique Yulia Yanina à Cannes pour une interview étoilée et pétillante au micro du Fashion Post.

Une question d’autoportrait

La couture de Yulia Yanina est à l’image de sa créatrice, de son état d’esprit. Cette brise enveloppante imprègne ses collections. Une femme qui crée pour d’autres femmes pense autrement qu’un homme qui dessine pour des femmes.

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Les projections et les désirs sont différents car la projection vers le corps est autre, vers un ailleurs. Alors que dans d’autres maisons, la dentelle et le plumetis ne rajeunissent ni les mannequins, ni les clientes qui porteront les robes, Yulia Yanina s’amuse des étoffes avec légèreté et fraîcheur.

Éternellement Belle

Ainsi, à chaque saison, elle promet un renouveau, cette idée de retrouver une part de jeunesse éternelle en se glissant dans ses vêtements. Les actrices et les étoiles qui portent ses œuvres ne se trompent jamais. Elles savent qu’elles ne se métamorphoseront pas en meringues, ni en princesse brillante et shiny. Nous avons vu, chez les autres, ce genre là, mais Yulia nous démontre que Couture rime avec une autre histoire.

Tradition et Modernité "fifties"

Yulia Yanina est russe. Cela n’est pas un scoop. Pour l’automne-hiver 1516, elle révèle, donc sur les corps, toute l’histoire des traditions de l’Art populaire russe. Les costumes nationaux deviennent des talismans pour nous emmener à "Paname" vers d’élégantes silhouettes Haute Couture. L’âge d’or des années 50 est la trame de ses inspirations, au fil des saisons, et Yulia garde son cap pour redonner à la femme un statut glamour.

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So glamour darling

Il y a chez Yulia des codes piqués aux studios hollywoodiens. La figure d’une Jean Harlow, d’une Bette Davis, d’une Josette Day ou encore d’une Claudette Colbert plane sur la ligne du défilé. Ceci est un point de départ pour construire une ligne où la coupe dans le biais et autres astuces s’harmonisent avec une laine fine, un subtil cachemire et un double crêpe. Georgette for ever darling.

Tailler pour le succès

Le tailleur nous donne cet espoir élégant qui matérialise le pouvoir des belles. La romance n’est pourtant pas très loin quand apparaît un rose pâle entremêlé à des vibrations de gris, de noir et d’ivoire. Il ne manquait plus que le photographe Horst pour immortaliser la pose et l’attitude dans un champ de coquelicots, de pivoines alors que des hirondelles font le printemps….

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Emmenez moi loin d’ici…

Les transparences sont discrètes et les broderies utilisées dans le juste équilibre nous emmènent vers des motifs plus flous comme pour brouiller les pistes. La Femme Yanina reste esquisse à croquer pour nous balader dans un Paris-Moscou, voyage pittoresque de l’intime à la découverte d’un amour futur. Deborah Valdez Hung, en mariée pour le final, l’a déjà trouvé…

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