Coup de coeur avec Maria Nastacã & Irina Zgãia

| Mode Femme| Interview|

Dans la citadelle Alba Carolina, à Alba Iulia, deux créatrices talentueuses Maria Nastacã & Irina Zgãia proposent deux versions de la féminité... Les vestiges archéologiques romains sont donc le cadre parfait pour un jeu de dames au milieu des statues... Nous passons les portes triomphales de la cidatelle pour des shows uniques... Feeric Fashion Week tient sa promesse de nous téléporter encore plus loin...

La mode est une forteresse

Le président de Feeric Fashion Week, Mitichi et ses équipes optent pour une direction artistique surprenante mais qui colle toujours à l'esprit et à l'ADN des créateurs présents... Les jours passent et les lieux étonnent, encore plus quand l'émotion tisse une connexion avec un plan de collection... Il faut passer devant la Cathédrale de la Réunification, le musée de l’Union, le Palais Apor, le Palais des Princes, l’Université du Premier Décembre 1918, l’Obélisque érigée à la mémoire de Horea, Cloșca et Crișan. Le véhicule prend la route des Trois fortifications... Le prochain spot du jour pour le show à venir nous fait prendre conscience que le camp romain fait, lui aussi, partie de la mémoire de la ville d'Alba Iulia. Nous faisons un signe de la main à la statue équestre du prince Mihai Viteazul et le show doit commencer...

Archéologique anatomique

Dans les vestiges archéologiques de la forteresse, Maria Nastacã & Irina Zgãia présentent leur collections. Un écho à une représentation et à la statuaire des corps qui questionnent l'anatomie... Maria Nastacã optent pour un jeu de transparence où la dentelle s'associe à des laines onctueuses, des soies liquides. Le tout est fité pour une égérie conquérante. Maria Nastacã fait son plaidoyer à une vraie féminité. Pour cela, elle s'amuse d'associer des effets illogiques mais qui deviennent légitimes.

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Ses expressions au fil des looks proposent l'essence d'une élégance inattendue... Le lisse côtoie le facetté sur des robes, travaillées à la taille, parfois évasée. La dame est fatale, chic. La gamme de couleurs oscille du glacier au bordeaux avec des nuances de gris, noir... La fourrure est le prétexte à dessiner une silhouette sur trois strates... Au-dessus du genou, le focus se fait sur une paire de gambettes pour avancer dans la vie...

Le corps est un cocon

Chez Irina Zgãia, une certaine nonchalance se capte pour définir une femme à la silhouette plus expérimentale. La variation des couleurs puise dans une palette de blancs. Blancheur évanescente, laiteuse, nerveuse, liquide avec une ligne évasée qui se veut parfois déstructurée... La fibre est donc malmenée pour fabriquer une collection poétique qui s'envole comme un voile de soie. La créatrice maîtrise le poids des tissus...

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Irina Zgãia questionne le rapport du vêtement au corps du sujet qui le porte...  Elle étudie, comme une chercheuse en laboratoire,  un vêtement chrysalide... Elle fabrique une extension de l'enveloppe corporelle pour une femme papillon de lumière... En quoi le vêtement serait-il une enveloppe ? nous murmure la collection... La quête est celle d'une vie à créer sans relâche... La maille est la matière clef de la collection et renvoie au cocon du ver à soie... La vision de l'artiste est celle d'une naturaliste...

 Photographies©FeericFashionWeek

Vidéo©FeericFashionWeek