La plus belle pour aller danser à Feeric Fashion

La mode est "A Suivre" pendant Feeric Fashion mais dans ce "To be continued" de jour en jour, les histoires ne se ressemblent pas... La porte de la forteresse trace une ligne blanche comme une page vierge à écrire... Sur le catwalk, des chaises sont tranchées "dans le biais" pour rendre un hommage à toutes ses premières d'ateliers qui ont passé du temps assises, face à une machine à coudre... A moins que ce ne soit à la coupe en biais de Madeleine Vionnet et des ses envies de réinventer des robes sous toutes les coutures... Des robes ? Ce soir, il y en a... Ionna Callin, Art for Fashion, Adriana Timofti sans oublier le beau Spencer... Gendre idéal ? Non Badboy... Décryptage depuis le pont levis... So sexy...

Ioana Calin s'échappe de son carrosse...

Quand elle était toute petite, la jeune Ioana Calin imaginait sa maison de mode en miniature. Sur une machine à coudre à pédale, Ionna a connu ses premières émotions mode. Ioana avait pour premières clientes ses poupées qu'elle habillait de chute de tissus, de bouts de chiffons... Ses parents ne se sont pas inquiétés de la voir se forger un monde féerique et imaginaire intime... Le format a été ce laboratoire pour comprendre, en version mini, que sa passion était maxi.... Devant l'engouement, les copines de la jeune fille ont vite compris qu'elle pouvaient lui passer des commandes...  Le jeu est donc devenu une affirmation du "Je"... Depuis cette époque, la créatrice a acquis un sens de la maîtrise des étoffes et d'un œil aiguisé dans la coupe en se formant dans des école spécialisée...

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Elle trace sa voie en créant des robes pour le plus beau jour de la vie... Les douze coups de minuit n'ont pas encore sonné à Alba Iulia mais la Forteresse reste le théâtre d'un conte de fée... Robe à tournure, fourreau, bustier, la mariée est la future Reine d'un Bal... Broderies, perles et soie enchantent une nuit étoilée... Le voile de soie, sans oublier celui d'organsa est une promesse délicate... Il ne faudra pas oublier le tulle et ses métrages étourdissants... Le volume dans les jupons reste une gourmandise de chantilly saupoudrée de strass... Le carillon sonne et il n'y aura pas de stress... Ionna Calin offre un rêve à toutes celles qui s'imaginent en princesses... Une version de l'amour qui rime avec toujours...

Les prétendantes manifestent un All for Art

A moins que pour ce grand bal, les prétendantes au trône ne soient passées chez All For Art pour se vêtir des pieds à la tête... Le concept store multi-marque de Sibiu offre une vision de la féminité multiple : femme fatale, amoureuse passionnée, working-girl, belle ingénue en daywear, petite sauvageonne en night-wear... Pas de mono-style mais une palette pour coller aux humeurs des Femmes...

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En un aller-retour, nous avons donc un avant-goût, un plan de collection best of des designers qui défileront...En amour, à vrai dire, c'est Spencer qui aura le dernier mot.

Spencer, tu n'es pas un ange...

Dans la mode masculine version cinquante et parfois MadMen, si le prince charmant fait sortir sa veste de salon cachemire dans la rue, il reste un badboy qui aime porter des tenues cintrées, fitées... C'est mat, shiny, coordonné avec des versions un, deux, trois boutons en ton sur ton... A y voir un couple idéal à la sauce Ken-Barbie qui s'échappe du château Fairytopia ? Spencer cherche le coup du soir et ne veut surtout pas se marier...

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Un ange passe, c'est Evita Peron destinée sur des sacs dans un esprit années trente... La divine nous murmure, tout comme Caresta que l'affaire est dans le sac... Sa créatrice Pimpi Smith, telle une rock star fera une réapparition à Sibiu... Intrigante, troublante... Personne ne se lassera d'entendre son Hymne à l'Amour, pas celui de la môme Piaf mais cette mélodie qui nous crie Don't cry for me Argentina... It won't be easy but...

Cherchez la bonne fée avec Adriana Timofti

Minuit approche... Ding-Ding... Toujours pas de citrouille à l'horizon qui saute du balcon... Mais une version enchanteresse des légendes roumaines avec Adriana Timofti. Diplômé de l'Université d'Art et Design à Cluj-Napoca, en Transylvanie, Adriana opte pour la conception de mode et se spécialise à l'Académie des Beaux-Arts à Venise, en costume, scénographie, peinture et arts décoratifs.  Si le thème de son travail est toujours basé sur un concept fort, Adriana Timofti aime réfléchir sur des préoccupations plus intimes.

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Elle réussit à rendre hommage à l'esprit folk d'une nature roumaine sans tomber dans le folklore. Et c'est là tout le paradoxe du succès de sa collection, puiser dans ses origines pour proposer des looks contemporains...  La ligne et la coupe semblent classiques, alors que la géométrie des formes prouve que sa vérité est à porter avec une gamme de couleurs mat, shiny tout en camaïeu fabricant une plénitude... De la douceur et de la force qui nous feraient oublier l'idée de rencontrer le prince charmant... Allons nous perdre dans les bois pour y croiser le loup... 

 Photographies©FeericFashionWeek

Vidéo©FeericFashionWeek