Ruma Zapatos, Maria Giannone, l'Art-Shoes...

Maria Giannone a choisi comme obsession créative le soulier pour chausser le pied des Femmes. Son label Ruma Zapatos pourrait être abordé comme une signature haute couture mais les chaussures, toutes fabriquées à la main jouent dans la cour de l'artisanat d'art... Depuis son Argentine natale, Maria Giannone dessine dans des carnets de croquis et glisse dans ses carnets de voyage des souvenirs... De ses inspirations un peu rêveuses, la qualité, le design, et le confort forment sa sainte-trinité gagnante. Santa Maria joue alors avec des textures, des couleurs et une cambrure clef pour que ses fans n'aient jamais mal aux pieds... Maria Giannone nous accorde une interview durant l'édition 2016 de Feeric Fashion Week.

Maria Giannone sous toutes les coutures

Si vous passez du temps avec Maria Giannone, vous vous rendrez compte de toute sa sérénité, sa douceur mais aussi sa force. De tous les symboles incarnés dans le soulier, elle n'a pas choisi de trouver un écho vers des fifilles en stiletto, mais cherche à rencontrer des femmes curieuses, intéressées par des mouvements créatifs et autre chose que tous les systèmes de mode...

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La mode pour la mode comme le soulier pour fabriquer des souliers serait un cercle fermé. Maria Giannone, ce qui lui plaît, est de piocher une ligne au Bauhaus, une courbe à l'architecture brésilien Oscar Niemeyer, un talon un peu large à un vase de Matteo Thun, un volume de plateforme à Victoria Abril dans Talons Aiguilles...

Une ligne dans la vie

Ici, nous parlons bien du film au nom éponyme réalisé par Pedro Almodóvar... S'il y a bien une correspondance entre l'Espagne et l'Argentine, elle passe par une langue envoûtante, endiablée et passionnante... Mais Maria Giannone ne nous emmènera pas sur la piste pour danser un flamenco...

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Pour cette nouvelle collection, la créatrice opère un virage-arty en oubliant les classiques à succès pour proposer des pièces associant métaux, parfois précieux avec une frappe chirurgicale... Ses lowboots ont un revival d'années 80, ses cuissardes, forcément fatales, nous rappellent que c'est bien Jane Fonda qui incarnait Barbarella...

Une trajectoire de vie

Des escarpins sont envisagés comme des néo-bijoux pour habiller vos pieds et vous faire avancer dans la bonne direction... Etre debout, marcher, rester droite, être vivante et libre tout simplement...

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La collection a logiquement défilé dans la plus petite rue de Sibiu, Mitropoliei, tunnel étroit comme un sas de décompression pour faire passer les modèles de l'ombre à la lumière... La mode à Feeric Fashion Week est une cabine de téléportation...

À suivre