Les poupées missfit de Mihaela Cirlugea

Mihaela Cirlugea propose à Feeric Fashion Week 2016, une collection inspirée par l'univers du réalisateur Tim Burton et par les images de mode du photographe Tim Walker. Dans cette interprétation très personnelle, dessinée et peinte à même la soie, la danseuse Vera ouvre le grand bal d'une mode au parfum surréaliste. Mihaela Cirlugea nous accorde une interview devant la caméra du Fashion Post.

Get into the groove

Des poupons un peu trash dans les mains, des bandes en jaune fluo, de la guipure et du tulle nous feraient penser à un revival de East Village 1980 Madonnesque... Les filles de Mihaela Cirlugea ne sont pas des Boy Toy pour nous faire ce get into the groove... L'époque change mais les corps sont en mouvement pour nous rappeler que danser c'est rester libre...

Du Chaos, le renouveau

Mihaela Cirlugea a son coup de pinceau unique et des idées bien tranchées... Elle nous ballade d'un ange aux ailes sombres mais à l'allure chapeautée vers des petites robes évasées et trapèzes... Ce premier passage nous ferait bien penser à Joan Collins dans la série Dynastie... Pourtant Dayana Reeves ne ressemble pas à Alexis Colby mais saura avancer avec sa grâce légendaire pour annoncer l'humeur du moment... Mihaela Cirlugea a du talent quand une simple robe a la couleur nude est redessinée d'un coup de crayon graphique.

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Un petit ruban sur un col officier, des mots rédigés à même l'étoffe, un esprit blouse pour se vêtir easy font que cette pièce le langage est lisible. Quand la robe reste une page blanche et que la mono-couleur s'y fixe, la proposition fait bien écho à Tim Burton... Mais Trick and Treat sur des pièces aux bords francs, zoom sur deux trois boutons de couleurs, placés parfois gratuitement et qui nous évoquent des smarties... Il faudra y trouver un écho aux bonbons de l'enfance pour une femme qui ne veut pas grandir...

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Déci Delà...

Mr. Jack se ferait un malin plaisir à effilocher l'étoffe, jeter un œil sur les finitions des coutures que nous devrons interpréter comme des points de sutures, sans questionner le temps qui passe...  Du monstrueux naît alors une idée d'une beauté chaotiqueles visages comme des fantasmes se répètent encore et encore... Des portraits à porter dans une galerie de portraits fonctionnent comme un miroir infini... Dans un kaléidoscope, le concept est de se perdre, de nous perdre, de nous faire plonger comme Alice aux pays de ses merveilles...