Wolyn, un cri d'amour contre toutes les formes de nationalisme

"Wolyn", une terre oubliée par certains(es) polonais(es) et inconnue pour une grande partie des européens(nes), sortie de l'ignorance collective grâce au film, au titre éponyme, du réalisateur polonais Wojciech Smarzowski. Ce chef-d'oeuvre cinématographique diffusé en 2016 dans les salles de cinéma en Pologne,  rappelle un épisode très sombre de l'histoire polono-ukrainienne qui fût marquée par la mort de plus de 50.000 civils(es) polonais(es) et de 10.000 civils(es) ukrainiens(nes) dans cette région orientale de l'Europe. En Pologne, le film "Wolyn" était particulièrement attendu par les témoins de ce drame et leurs descendants(es) afin de ne pas oublier les dizaines de milliers de victimes de ce conflit caché et souvent gommé des livres d'histoire par les autorités communistes. Alors que différentes formes de nationalisme tentent de s'installer aux quatre coins de l'Europe,  "Wolyn" résonne comme un rappel à la raison, au dialogue entre les peuples pour ne ne plus commettre l'irréparable au cœur du vieux continent. 

Un contexte historique et géographique très complexe

Le 11 novembre 1918, la Pologne renaît de ses cendres après plus d'un siècle d'occupation par les Prusses (Allemands), les Russes et les Autrichiens. Cette indépendance fût acquise dans la douleur. L'armée polonaise menée par le Général Pilsudski , appuyée par de nombreux(ses) civils(es) polonais(es) a dû entrer en conflit avec des troupes étrangères (guerre polono-soviétique 1919-1921) ou d'autres groupes ethniques nationalistes ( bataille de Lwow (1918-1919) entre les ukrainiens et les polonais) pour sauvegarder cette indépendance fragile et défendre les communautés polonaises. 

Sur la carte, ci-dessus, vous apercevez la Pologne de l'entre-deux-guerres en orange. La ligne noire représente la frontière du 28 septembre 1939 entre l'Allemagne nazie et l'URSS après l'invasion de la Pologne par ces deux pays suite au pacte germano-soviétique (Ribbentrop-Molotov). En rouge , on aperçoit les frontières actuelles de la Pologne, déterminées en 1945 principalement par Staline et son gouvernement soviétique. Les territoires en orange à l'est de la frontière (rouge) orientale actuelle sont plus connus sous le nom de "Kresy" en polonais. 

La Pologne de 1939, une mosaïque de différents groupes ethniques

Revenons à l'année 1921, la Pologne retrouve l'indépendance et la paix durant 18 ans. Au recensement de 1931, la population comptait 68,9 % de Polonais13,9 % d'Ukrainiens, 8,6% de juifs, 3,1 % de Biélorusses, 2,3 % d'Allemands et 2,8 % d'autres minorités comme des Lituaniens, des Tchèques, des Arméniens, des Russes, des Lemkos, des Houtsoules, des Boïkos, des Cachoubes et des Silésiens.

Ci-dessus, on constate que les 13,4% d'ukrainiens (en jaune) sont essentiellement concentrés dans le sud-est de la Pologne où ils sont nettement majoritaires dans les campagnes alors que les Polonais (en rouge) sont majoritaires dans les villes.  Dans cette même partie, les zones orangées sont caractérisées par une mixité entre les populations polonaises minoritaires et les populations ukrainiennes majoritaires. 

La Volhynie ( Wolyn en polonais) , une terre majoritairement ukrainienne

Située au Sud de la Voïvodie de Polésie, à l'est de la Voïvodie de Lublin et au Nord de la Voïvodie de Tarnopol, la Voïvodie de Volhynie était un territoire peuplé majoritairement d'Ukrainiens greco-catholiques ou uniates (68,6 %). Les polonais catholiques romains représentaient seulement 16,8 % de la population.

Notons également que la communauté juive s'exprimant principalement en yiddish et en polonais constituait 11,5% des habitants. Dans cette province, il y avait également des minorités importantes tchèques, russes et allemandes. Les mariages mixtes étaient très fréquents dans cette région, comme dans le reste de la Pologne et il n'était pas rare d'observer des religions différentes dans une même famille. Dans les familles mixtes, le fils adoptait la religion du père et la fille adoptait la religion de la mère. 

Cette région aux terres fertiles, étant réputée pour la beauté de ses paysages, devînt une terre d'immigration pour de nombreuses familles de soldats et de hauts-gradés de l'armée polonaise qui s'y installèrent dans les années 1920 et 1930 afin de poloniser la région. 

La fièvre des nationalismes en Pologne

Après avoir disparu des cartes de l'Europe durant plus d'un siècle, la nation polonaise pouvait enfin renouer avec sa souveraineté, sa culture, et sa langue au sein de frontières stables, alors que les autres groupes ethniques côtoyant les polonais restaient frustrés de ne pas avoir été rattachées à d'autres pays voisins ou de ne pas voir vu leur nation émerger comme les ukrainiens qui devaient ainsi accepter le partage de leur patrie, l'Ukraine,  entre l'URSS et la Deuxième République de Pologne. 

Cette frustration donna naissance à une organisation nationaliste ukrainienne, l'OUN  (l'organisation nationaliste ukrainienne) créée en 1929 à Vienne, qui va se développer et se structurer durant les années 1920 pour devenir très active et proche du régime nazi dans les années 1930. Deux courants politiques vont constituer ce mouvement nationaliste : l'OUN-M, la branche modérée qui sera menée par Andry Melnyk et l'OUN-B, la plus virulente, anti-polonaise et antisémite, dirigée par Stepan Bandera

Dans les années 1930, des attentats contre des responsables politiques ou des notables polonais furent commis par des membres de cette organisation nationaliste afin de déstabiliser le sud-est du pays. Cette haine à l'égard des Polonais(es) s'accentua à partir de 1935 lorsque le gouvernement nationaliste Polonais décida de fermer de nombreuses écoles ukrainiennes et des centaines d'églises greco-catholiques afin de poloniser la population ukrainienne et de pacifier la région. Dès 1938, des bandes ukrainiennes clandestines armées et organisées commencèrent à assassiner des fonctionnaires ou de grands propriétaires terriens polonais. Les principaux leaders de l'OUN-B étaient Yaroslav Stetsko, l'idéologue, Stepan Bandera, le stratège et Roman Chouhhevytch, le guerrier. A partir de 1943, l'OUN-B deviendra l'UPA (l'Armée Insurrectionnelle Ukrainienne) qui absorbera les autres mouvances nationalistes ukrainiennes pour compter environ 200.000 hommes et femmes dans ses rangs. 

Un nationalisme ukrainien particulièrement meurtrier

 En 1941, l'Allemagne nazie attaque l'URSS et occupe rapidement l'ancienne partie orientale de la Pologne (dont la Volhynie) occupée par les soviétiques depuis septembre 1939. Les nationalistes ukrainiens les accompagnent dans cette invasion et dans la purge contre l'intelligentsia polonaise. Les populations juives seront les premières victimes de masse des nazis et des nationalistes ukrainiens. Rien qu'en Volhynie, 350.000 d'entre eux(elles) seront massacrés(es) durant l'occupation nazie. 

A partir de novembre 1942, alors que les troupes soviétiques avancent vers l'ouest, observant la déroute de  l'armée allemande, l'armée insurrectionnelle ukrainienne planifie des massacres de masse contre les civils(es) polonais(es), tchèques et russes. Les Ukrainiens(nes) qui refusent de les accompagner dans leur combat ou qui cachent leurs ennemis(es) sont systématiquement assassinés(es).  Le 11 juillet 1943 demeure un des pires souvenirs dans l'histoire des Polonais(es) de Volhynie. Près d'une centaine de localités furent attaquées dans la même journée sur tout le territoire par les "bandéristes" (l'armée insurrectionnelle ukrainienne) qui massacrèrent de façon bestiale les femmes,  les hommes, les enfants et les personnes âgés dépourvues d'armes. Certains(es) furent tués(es) durant la nuit et d'autres durant la messe dominicale. 

Le modus operandi était souvent le même : les "bandéristes", accompagnés de villageois(es) ukrainiens(nes), encerclaient une localité, ils ordonnaient aux polonais(es) de sortir de chez eux(elles), ils pillaient leur maison avant de les brûler.  Celles et ceux qui n'avaient pas eu le temps de fuir ou de se cacher subissaient d'atroces souffrances (viol, mutilation, brûlures, etc.) souvent avec le silence complice de l'armée nazie.

Les attaques contre les églises durant la messe étaient courantes car il était facile pour les nationalistes ukrainiens(nes) de tuer un grand nombre de civils(es) polonais(es) concentrés(es) dans un seul endroit. 

Ces tueries se sont répandues dans le sud-est de la Pologne et ont causé la mort d'environ 120.000 à 150.000 civils(es) polonais(es). Entre 20.000 et 30.000 civils(es) ukrainiens(nes) auraient également été tués(es), en représailles, durant ce conflit qui dura de 1942 à 1948. Ci-dessus, la partie rouge de la carte représente cette zone de conflits. En 1945, les survivants(es) polonais(es) de ce massacre furent déplacés(es) dans les nouvelles frontières de la Pologne, au Nord-est ou à l'ouest, dans les anciens territoires allemands. De 1945 à 1990, la Pologne Communiste occulta ce triste épisode de l'histoire commune polono-ukrainienne. Depuis 1991, de nombreux reportages médiatiques ont donné la parole aux victimes et aux protagonistes de ce conflit. 

Wojchiech Smarzowski, un réalisateur moderne, passionné par l'histoire

Né à Korczyna en 1963, dans le sud-est de la Pologne, Wojchiech Smarzowski se passionne rapidement pour la photographie durant son adolescence. Alors qu'il termine ses études d'opérateur à la Haute Ecole publique Leon Schiller de Lodz, il enchaîne avec une formation en filmographie à l'Université Jagellon de Cracovie. 

Wojchiech Smarzowski a démarré sa carrière en participant  en tant qu'opérateur et/ou réalisateur de films documentaires, de campagnes de publicité et des clips vidéo. 

Cet homme aux multiples talents s'est affirmé en tant que réalisateur et/ou scénariste dans les films suivants : 

  1. Sezon na leszcza (2000) Scénario
  2. Wesele (2004) Scénario - Réalisation
  3. Dom Zly (2009) Scénario - Réalisation
  4. Roza (2011)  Réalisation 
  5. Drogowka (2012) Scénario - Réalisation
  6. Pod Mocnym Aniolem (2014) Réalisation
  7. Wolyn (2016) Scénario - Réalisation

Ses scénarios sont empreints de réalisme et d'émotions fortes, dénonçant l'excès sous toute ses formes, la corruption ou faisant resurgir de l'oubli des faits historiques sanglants et douloureux. En tant que réalisateur, Wojciech Smarzowski nous emmène au cœur de l'intrigue comme le ferait un reporter de guerre, un journaliste d'investigation.  A travers ses oeuvres, il nous plonge dans le réalisme du quotidien pour susciter en nous une réflexion et des émotions. 

La genèse du film Wolyn

Durant le communisme, Wojciech Smarzowski avait déjà lu quelques ouvrages qui traitaient discrètement du massacre des polonais dans le sud-est de la Pologne entre 1945 et 1947.  Dans sa région natale, frontalière avec l'Ukraine, il avait également entendu différentes histoires personnelles sur cette tragédie émanant de survivants(es). 

La lecture du livre "Nienawisc" ("La Haine", publié en 2006) de Stanislaw Srokowski déclencha chez lui, la volonté de réaliser un film sur cet épisode quasi inconnu et oublié de l'histoire de la Pologne. Il décida d'aller à la rencontre de l'écrivain qui le poussa à suivre des études d'histoire sur ce sujet afin d'être correctement documenté.  Il se rendit compte que les récits de ces massacres étaient souvent relayés par des adultes avec leur regard d'enfant de l'époque et cela pouvait fausser la réalité. Il était donc nécessaire pour lui de s'entourer de spécialistes, d'historiens, de politologues et d'ethnographes sur cette question afin d'être le plus précis possible et éviter les caricatures. 

Wojciech Smarzowski essaya de collaborer avec un réalisateur ou une réalisatrice ukrainien(ne) afin de créer une oeuvre commune mais malgré de nombreux contacts en Ukraine, de longues discussions au festival du film d'Odessa, aucun(e) réalisateur(trice) ne fût tenté(e) par l'aventure.  En Pologne, son projet ne suscita pas l'enthousiasme du monde du cinéma et d'une partie de la classe politique polonaise voyant dans ce film, le risque d'attiser de vieilles rancunes entre les polonais(es) et les ukrainiens(nes) aussi bien en Pologne (où subsiste encore une importante minorité ukrainienne) et en Ukraine (où subsiste également une minorité polonaise). Certains(nes) craignaient même que ce film bloque les relations économiques et culturelles entre les deux pays. Les événements de l'Euromaidan en Ukraine entre le 18 février et le 23 février 2014 devenaient pour certains(es) polonais(es) de bonnes raisons pour annuler ou reporter ce projet cinématographique.

Malgré ces contraintes, les difficultés financières rencontrées pour la réalisation de ce film (un appel à financement participatif fût lancé sur le web pour assurer la réalisation du film) et les difficultés à trouver des acteurs et des actrices ukrainiens(nes) pour y jouer (deux acteurs ont abandonné le projet en cours de route par crainte des représailles dans leur pays), le film "Wolyn" a été projeté dans les salles de cinéma en Pologne durant le dernier trimestre de l'année 2016. 

Lors de sa projection en Pologne, le film a été globalement bien accueilli par le grand public même si certains(es) critiques regrettaient les scènes de barbarie, pourtant correctement reconstituées dans l'oeuvre de Wojciech Smarzowski.  Le film a remporté une série de prix nationaux comme le Prix du meilleur Film, le Prix du public, le Prix du meilleur réalisateur ou le Prix de la meilleure musique au Festival du film polonais Orly en 2017. En Belgique, à l'occasion de la 5ème édition du Waterloo Historical Film Festival, "Wolyn" a remporté le Prix du Meilleur film du jury jeune Europe, le Prix des meilleurs décors et costumes ainsi que le Prix de la meilleure actrice pour Michalina Labacz. 

En Russie, il y a une tentative de récupérer ce film pour donner une image négatives des nationalistes ukrainiens(nes) du 21ème siècle, justifiant ainsi la guerre dans le Donbass (l'est de l'Ukraine, entre pro-ukrainiens et pro-russes) et l'annexion de la Crimée. Wojciech Smarzowski a été invité à recevoir un prix par un festival culturel russe, prix qu'il a refusé afin de ne pas être instrumentalisé par la propagande du pouvoir politique russe. Notons que son film précédent, "Roza" traitant des exactions commises en 1945 par les troupes soviétiques sur les populations locales en Mazurie (Nord de la Pologne) est toujours censuré en Russie.

Malheureusement, le film n'a toujours pas été diffusé dans les salles de cinéma d'Ukraine. Beaucoup de journalistes, de représentants politiques et de critiques ukrainiens(nes) voient dans ce film une arme de propagande anti-ukrainienne alors qu'ils(elles) ne l'ont même pas visionné.  Par contre, une partie de la communauté ukrainienne de Munich (Allemagne), par exemple, a pu voir le film "Wolyn" en présence du réalisateur Wojciech Smarzowski. Même si certains(es) spectateurs(trices) d'origine ukrainienne semblaient ne pas avoir apprécié le film, une grande partie du public alla à la rencontre de Wojciech Smarzowski, après la séance, pour échanger et dialoguer en toute sérénité. 

Wolyn, un drame vu à travers le prisme de l'amour 

L'histoire démarre donc au cœur de la Volhynie, dans un village où cohabitent différentes communautés : les polonais, les ukrainiens et les juifs sont voisins(es), amis(es) et parfois membres d'une même famille. Wojciech Smarzowski nous téléporte immédiatement dans un mariage polono-ukrainien où la jeune polonaise Helena Glowacka épouse le jeune ukrainien Wasyl Huk. 

On assiste à une cérémonie dans laquelle les chants ukrainiens s'entremêlent avec le folklore polonais de façon naturelle et spontanée. La joie des invités(es) est perceptible tout au long de la fête même si certains grincements de dents sont visibles de la part de quelques ukrainiens à l'égard des représentants de l'autorité polonaise comme le Maire du village, le gendarme polonais ou le curé de la paroisse catholique. 

Parallèlement à ce mariage, on observe l'idylle amoureuse entre Zosia, la soeur de la mariée et Petro, un jeune ukrainien proche du marié. Durant la nuit des festivités, Zosia apprendra par son père que suite à un arrangement lucratif pour sa famille, elle est  désormais destinée au Maire du Village, Maciej Skiba, un veuf polonais avec deux enfants cherchant une nouvelle épouse pour garder la ferme et agrandir la famille. Une des scènes fortes au début de ce film est la photo de famille rassemblant les deux communautés : les amis(es), les voisins(es) d'hier qui deviendront bientôt les bourreaux...

Cette première séquence festive sera suivie par d'autres séquences de plus en plus dramatiques liées au déroulement de la seconde guerre mondiale, de l'invasion soviétique aux massacres des civils(es) polonais(es) par l'armée insurrectionnelle d'Ukraine en passant par la déportation de polonais(es) en Sibérie sans oublier les atrocités commises par l'envahisseur nazi sur la population juive locale. Tout s'enchaîne avec un effroyable réalisme qui fait froid dans le dos.

Toute cette sombre histoire nous est transmise par le regard de Zosia, une jeune femme meurtrie, courageuse complètement désenchantée, ne reconnaissant plus sa terre, son peuple désormais déchiré par la fièvre du nationalisme et de la folie humaine.  

Ce qui vit Zosia, nous interpelle sur la nature humaine, sa capacité à aimer et à haïr jusqu'à tuer l'autre, celui ou celle que l'on appréciait. Le Film "Wolyn" ne pointe pas du doigt telle ou telle autre communauté ethnique. Il interroge sur le vivre-ensemble, sur les dérives du nationalisme et du populisme, de retour dans la plupart des pays européens au 21ème siècle. 

Wolyn est un véritable avertissement sur les dangers du nationalisme et du populisme. Tout au long du film, on aperçoit toutes les dérives du repli sur soi et ses conséquences désastreuses. 

Le Fashion Post a été conquis par le jeu de toutes les actrices et de tous les acteurs qui transmettent avec force leur émotion tout au long du film. Michalina Labacz, alias Zosia et Arkadiusz Jakubik, alias Maciej, sont  totalement bouleversants. 

Ce film qui ne stigmatise aucun peuple mais simplement la bêtise humaine doit être visionné par un grand nombre de spectateurs(trices) en France, en Ukraine et partout dans le monde afin de bâtir des ponts durables entre les hommes et les femmes. 

Un grand bravo et merci à Wojciech Smarzowski pour ce film qui ne laissera plus jamais dans l'oubli, les victimes de la folie meurtrière de Volhynie...

 

Photographie © Krzysztof Wiktor 

À suivre

Wolyn (Film) - Drame/Histoire 

Date de sortie : 2016 (Pologne)

Durée : 2h30

Réalisation : Wojciech Smarzowski

Scénario : Wojciech Smarzowski - Inspiré du livre "Nienawisc" (La Haine) de Stanislaw Srokowski 

Rôles principaux : Michalina Labacz (Zosia Glowacka), Wasyl Wasylyk (Petro), Arkadiusz Jakubik (Maciej Skiba), Adrian Zaremba (Antek Wilk)

Musique : Mikolaj Trzaska

Photographie : Piotr Sobocinski 

Scénographie : Marek Zawierucha

Costumes : Pawel Grabarczyk, Magdalena Rutkiewicz-Luterek, Wanda Kowalska, Agata Drozdowska

Montage : Pawel Laskowski

Production : Film itp. z o.o.

Distribution : Forum Film Poland