Peclers... Les tendances sont-elles encore "Tendance" ?

À l’heure où la mode se démode aussi vite qu’un courant d’air. Dans notre époque où les tendances ne sont plus vraiment dans la tendance, Peclers s’essaye à des archétypes et modes de consommation. Sujet à des mutations constantes, le marché de la mode et du luxe a pour obligation de s’adapter. A qui ? A quoi ? Pour qui et Pour quoi ? La killer Idea des stylistes du bureau de style tient à cette révélation qui affirme que « cherchant à séduire une nouvelle clientèle toujours plus fiable et au pouvoir d’achat évolutif, les marques doivent devenir quelqu’un ». Il est vrai qu’à vouloir plaire à tout le monde, les labels finissent par devenir personne. La marque est considérée comme une personne à six facettes et est animée par une âme… Stratégie d’un marketing revival nineties comme un troisième oeil…

Mode et concept à travers les marques

Selon Peclers, entre études internes et propositions des bureaux de style, les maisons de mode cherchent à atteindre, cibler, retrouver un peu mieux la cliente de demain. Qui dit cliente de demain dit nouvelles attentes, intérêts changeants et exigences variables. Sans cesse sollicitée par de nouveaux produits, et des mises en scène incroyables, la cliente lambda, dans laquelle chacune d’entre nous se reconnaîtra, a du mal à s’y retrouver. En cherchant toujours ce qu’il y a de mieux, on finit souvent par se perdre. Les marques l’ont bien compris, plus qu’un produit, c’est une histoire et une expérience que l’on cherche aujourd’hui.  La mode n’est plus un secteur mais un terrain de jeux à part entière pour les marques qui veulent se différencier.

Le grand retour du glamour

Il est certains que la mode était cyclique. Mais ça c’était avant que le look remplace le style. Les tendances se suivaient et se répétaient. Le glamour si cher des années cinquante semble aujourd’hui faire son grand retour, surtout depuis l’exposition dédiée au Musée Galliera. De cette attitude séductrice et fatale se dessine une réelle diva. Envieuse de mode qui l’élève socialement, de beaux objets qui la sublimeront, la diva est une cliente exigeante, qui selon son pays, traduit des besoins différents. Le bureau de style Peclers a distingué trois types de diva, traduisant trois cultures similaires mais pourtant bien distinctes. Aux États-Unis, en Chine, en Europe, la diva se traduit sous différentes coutures.

diva glamour US

Power glam aux States, une vraie révélation

La version powerful prend tout son sens aux Etats Unis. Le glamour d’Hollywood laisse place a un glamour plus élégant et moins ostentatoire. De nouvelles héroïnes donnent le “la”, de sublimes égéries diffusent leur expertise. A la fois impliquée et battante, la diva américaine est l’emblème de préoccupations nouvelles : celles d’être bien plus qu’un simple consommateur, qu’une image commercialement parfaite.  Vêtue de stilettos et d’un style épuré à la Jil Sander, elle impose son savoir-faire et son standard à toute une population qui souhaite lui ressembler. A travers une Beyoncé ou une Posh (écho à Vicky Beckham), l’américaine lambda cherche à devenir une séductrice ultime.

diva CHINE

Neo glamour made in China

Loin des stéréotypes chinois, la Chinese diva est emprunte de classe et de modernité. Envieuse d’élégance et de douceur, elle emprunte à la mode ses couleurs les plus sobres pour les adapter aux moments. Subtile et rock, la clientèle chinoise oscille entre deux mondes. Entre une élite intello et luxe, et une jeunesse rock inspirée du manga, les créateurs de mode ont un choix incroyable pour adapter leur offre.  Alors qu’un Saint Laurent transgresse les codes, Yiqing Yin, DA de Léonard, renoue avec une sophistication hédoniste.

diva inspirée EUROPE

Le fantasme d’une Europe inspire la mode

D’un café musée pop et contemporain, à la nonchalance d’une séduction plus libre, l’Européenne est avide de créativité et d’inspiration. Entre bohème à la Chloé / Pucci et clubbing touch version Thierry Mugler, la diva d’Europe emprunte à Dior ses cuissardes latex et à Loewe son violet éléctrique. Se perdant volontairement dans les titres de Bowie, elle vacille entre modernité et beauté naturelle. Grande esthète au charme simpliste, la diva “inspirée” cherche l’art et le conceptuel.

Qui Diva verra… Tralala…

Alors que l’innovation est au cœur des préoccupations de marque, il est temps de renouer avec de vraies valeurs pour que le commerce reprenne de l’élan. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, valeur et superflu sont deux choses qui doivent cohabiter. A travers la fourrure d’un manteau luxueux, l’univers doit traduire l’implication, la collaboration et le changement. Le simple esthétisme ne suffit plus. Si les marques veulent continuer, il faudra s’attacher à devenir un nom, à refaire le monde et à ne plus simplement inonder la terre de nouveaux artifices.

À suivre