Marion Jouffre - Made in Belgium

Un beau jour, Marion Jouffre a décidé de se mettre au travail et de tailler dans le vif du sujet pour faire une mode sensible, intelligente et honnête. Une vocation... La créatrice ne broie pas du noir mais trouve dans la non-couleur une évidence pour aller à l'essentiel : un volume, un sens de la coupe, des constructions qui parlent aux corps. Sur mesure et à l'écoute, elle place le corps au centre de tous les désirs pour un travail d'atelier pointu, modeste mais si fabuleux. Elle nous accorde une interview pour le Fashion Post.

Remettre le corps au centre des désirs

Comme une danseuse connaît son corps pour évoluer dans l’espace, chez Marion Jouffre , les mouvements se transposent sur une ligne, un tombé et des associations de tissus et matières. Le noir n’est pas unique mais oscille dans une palette mate, brillante, duveteuse, charnelle, profonde, légère, suave et sentimentale.

A vrai dire, la danse n’est qu’une impulsion pour mettre un corps, non pas en scène, mais au centre de la scène majeure, celle de la vie. Il est vrai que dans le passé, Marion a travaillé en 2010 à Bruxelles comme costumière pour plusieurs projets d’arts et d’interprétations avec Hans Van der Broeck, Frédéric Dussenne. Jouffre, en maestro des volumes, fabrique des vêtements sentimentaux. MAD-Bruxelles révélera la créatrice dans son parcours mode.

Nuances de noir sous toutes les coutures

C’est un jeu de transparence dans un tulle, un coton sur-teint ou peint qui donnent au corps le pouvoir de devenir le plus beau des supports en questionnant l’Humain. Qu’est-ce qui nous rend humain, justement, nous murmure chaque pièce…

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Le fait main ? La maîtrise de l’anatomie ? L’envie de prendre le temps ? Ce désir de fabriquer local sans aller perdre son âme au bout du monde…  Qu’est-ce qui nous rend beau alors que le temps file… Il n’y a pas d’âge pour porter du Marion Jouffre. Il y a juste un corps qui souhaite être habité de convictions.

Il était une fois

En 2013, Elle participe au concours organisé par Bernard Gavilan à Bruxelles. Elle y a reçu le prix Tao ainsi que le prix Guerlain. Il ne faudrait pas oublier les débuts de sa carrière, en 2008, à Londres, où elle rencontre le créateur de mode Mattjis van Bergen. La Saint-Martin School verra apparaître une collection de rêve…

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Alan Edwards, à Glasgow, en 2009, lui fera collaborer avec L’Oréal sur la création d’une série de costumes à l’inspiration baroque et gothique pour les prix annuels Trophée Couleur à Londres. Cela n’appartient qu’au passé car pour Marion Jouffre, l’essentiel est d’avancer et d’habiller son époque.